Présentation

L’Arbre d’or

« La bibliothèque patrimoine de l’homme »

La Terre est née il y a 4,5 milliards d’années peu de temps après la formation du soleil au cœur de notre Galaxie, la Voie lactée. On ne sait pas avec certitude comment et quand la vie est apparue sur terre, mais les premiers êtres vivants microscopiques étaient présents il y a 3,5 milliards d’années. Ces êtres, des bactéries, dérivant dans les océans ont été les premiers à conquérir la planète et à se développer malgré le milieu hostile et inhospitalier de la jeune Terre. Ces bactéries ont produit l’oxygène nécessaire à la vie et se sont associées entre elles pour devenir des êtres plus complexes. Elles se sont lancées à l’assaut de nouveaux espaces et sont à l’origine de l’incroyable diversité de la vie. Elles sont nos premiers ancêtres.

Aujourd’hui, nous les hommes et l’ensemble des êtres vivants, sommes les héritiers de cette grande histoire et avons reçu cette force vitale des premiers organismes. Notre intelligence, notre adaptation et notre force qui nous pousse à toujours aller plus loin, nous les devons à l’obstination de nos lointains ancêtres, à la volonté irrépressible de la vie de se propager. Mais seul l’homme est porteur de la mémoire collective de la planète et il se doit donc de comprendre le monde qui l’entoure, de sortir de lui-même et d’intégrer l’ensemble des réalités de la vie dans ses projets d’avenir.

L’accessibilité et la transmission des savoirs de génération en génération constituent les buts de la bibliothèque de l’homme. Il s’agit de notre patrimoine à tous. Nous lui avons donné le nom symbolique de la bibliothèque de « l’arbre d’or » pour inscrire l’homme dans son rapport étroit avec la nature, le monde animal, végétal et minéral et l’ensemble de la biosphère.

L’histoire commence dans les îles de la Reine-Charlotte, un archipel isolé au large du Pacifique et de la côte nord-ouest de l’Amérique du Nord. En décembre 1997, un arbre légendaire, respecté par le peuple des Haïdas, est abattu par un homme seul désespéré. Cet arbre vieux de 300 ans, haut de plus de 50 mètres, n’était pas un arbre ordinaire, faisant partie des spécimens rares d’épicéas de Sitka. Entièrement couvert de lumineuses aiguilles dorées, il semblait être perpétuellement éclairé par la lumière de notre astre. Pour les Haïdas, l’arbre d’or – de son vrai nom K’iid K’iyass – représentait le lien étroit qui unit les hommes, l’univers et le monde naturel. Situé au cœur d’une extraordinaire biodiversité où la faune et la flore côtoient l’océan, l’arbre d’or coexistait avec l’unique espèce de caribous ayant vécu dans la forêt humide. Le détroit est également un des rares lieux au monde où se trouvent des récifs d’éponges de verre de plus de 9000 ans.

Mais cette histoire semble avoir un dénouement plus heureux que la destinée tragique et brutale de la mort de cet arbre. Comme le dit John Vaillant, l’auteur qui en a fait le récit:
« L’Arbre d’or a retrouvé une vie, plusieurs vie en réalité, puisqu’il est devenu à son tour un tronc nourricier. Aujourd’hui, son tronc est entièrement recouvert d’une épaisse fourrure de jeunes plants, dont chaque spécimen a l’intention de vaincre l’adversité, grâce à sa capacité d’adaptation remarquable, il a su tirer profit de l’espèce qui l’a tué et en fait le vecteur de sa réussite »

Nous souhaitons que la bibliothèque soit à la hauteur du message symbolique que cet arbre porte en lui à travers les âges.

« L’arbre d’or », la bibliothèque patrimoine de l’homme, est le cœur du Monde Plein. Celle-ci constitue l’essentiel des savoirs communs pour la connaissance du monde qui nous entoure, de l’histoire des hommes, et au-delà pour la vie se propageant dans l’univers. Elle rassemble des auteurs et des chercheurs de tous les temps, porteurs de connaissances, de sagesse et d’espoir accessibles à l’ensemble de la communauté humaine. La bibliothèque réunit plus d’une centaine de livres fondamentaux dans l’ensemble des sciences de l’homme et du vivant. Le choix des écrits et des auteurs a été sélectionné sur la base de critères rigoureux : volonté de partage des connaissances des auteurs pour le bien de la collectivité et de faire avancer les savoirs en accord avec la science, fibre humaniste au service de la vie et de la biosphère, constitution d’un corpus d’ouvrages s’unifiant en un tout cohérent, et accessibilité pour la communauté humaine.

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